Lorsque l’on parle de l’effet de serre, on pense principalement aux émissions de gaz carbonique (CO2) par la combustion du pétrole, du gaz naturel et du charbon. C’est en effet la principale source de gaz à effet de serre (GES), puisqu’elle contribue pour 71%. Mais deux autres gaz – le méthane (CH4) et le protoxyde d’azote (N2O) – y contribuent eux aussi. Deux gaz émis principalement par l’agriculture (cf. annexe « Responsabilité de l’agriculture dans les émissions de GES en France ») . Les préconisations du Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) si nous ne voulons ne pas dépasser 2° d'ici 2050 sont de :

  • diviser par 2 le gaz carbonique
  • réduire de 30 % le méthane
  • réduire de 30 % le protoxyde d’azote

en outre il ne faut pas trop dépasser certains seuils sinon le changement sera irréversible. Hors, le méthane et le protoxyde d’azote ont des effets à moyen terme beaucoup plus important sur l’effet de serre que le gaz carbonique (cf. annexe « Potentiel de réchauffement global des principaux GES par rapport à la masse du CO2 ») . Pour éviter un pic d'émission, il faut gagner un maximum de réduction sur le court terme pour ces deux GES.

En France 23% des gaz à effet de serre (GES) sont dus à l’agriculture et notamment l’agriculture  intensive (cf. annexe « responsabilité de l’agriculture .. » ). Si on compte la transformation, le transport et la distribution on arrive à près 33% du total des émissions.

Pour la Carotte sociale et solidaire, Manuel Santiago