la carotte sociale et solidaire

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Tag - AMAP

Fil des billets

vendredi 2 octobre 2009

Le courant des circuits courts

dna-maplaquet.jpg

Ce rendez-vous bucolique avait pour but de permettre aux consommateurs de rencontrer quelques producteurs, et d'échanger sur la pratique et la philosophie des AMAP, ces associations pour le maintien de l'agriculture paysanne. Il s'agit d'un partenariat de solidarité mutuelle entre un collectif de consommateurs et un producteur, qui se traduit par un système de distribution de paniers composés de produits de la ferme.

Dans une AMAP, les consommateurs choisissent avec l'agriculteur les légumes à cultiver, le prix de la souscription et les modalités de distribution. Chaque consommateur achète à l'avance sa part de récolte qu'il viendra récupérer pendant la saison de production, participant en cela aux risques climatiques et aux aléas de la production. Dimanche, il faisait très beau à Malplaquet, et la centaine de participants, après un pique-nique qui fleurait bon les années 70 et le désir d'un changement de mode de vie, écoutaient les intervenants, allongés dan! s l'herbe. Ainsi que le rappela Manuel Santiago, il s'agissait de la première réunion de ce type, permettant d'aborder différents thèmes.

Parmi les sujets évoqués, la vaccination obligatoire des animaux qui ne compte pas que des partisans. Martin Reutenauer constate qu'il n'y a plus que 2 % de la population française qui est agricole, en remarquant que ceux qui la composent sont ceux qui ont « bouffé » les autres. Mais il veut croire à la renaissance de l'agriculture, par le développement d'une agriculture solidaire et la vente en « circuit court ». Miguel Dupont, du syndicat Confédération paysanne et assistant parlementaire de l'eurodéputé José Bové, est venu parler du problème des viandes hormonées qui sont refusées, mais dont un quota est tout de même toléré, des petites entreprises et des grandes exploitations qui sont dénoncées, et surtout des circuits courts.

«Mieux valoriser les productions»

Le plan Barnier d'avril 2009 veut! favoriser ces circuits qui « permettent de mieux valoriser les productions, créer des emplois, et mettre en place une nouvelle gouvernance alimentaire à l'échelle des territoires ». La Confédération paysanne et divers parlementaires souhaitent oeuvrer pour sa mise en pratique au sein d'un comité national des circuits courts. Avec des remarques fondamentales, comme la location ou l'acquisition du foncier qui doit être soutenue par les financiers institutionnels, et la question de savoir si ce concept est applicable à n'importe quelle taille d'entreprise. Dans l'échange des questions-réponses qui suivit, il fut en particulier souligné que la diversité des cultures dans une AMAP demande beaucoup de travail, et qu'en moyenne le producteur doit disposer de deux hectares cultivés pour produire cinquante paniers.

A.Gr © Dernières Nouvelles d'Alsace - 2.10.2009

dimanche 20 septembre 2009

Des AMAP, pour quoi faire ?

photo-maplaq.jpg

L'affiche d'invitation détourne le logo de McDonald's en invitant à manger un hamburger « Bigmalplaquet » tout en discutant sur l'herbe à la ferme bio de Malplaquet sur les hauteurs de La Broque dans la vallée de la Bruche. L'association La carotte sociale et solidaire qui anime deux AMAP strasbourgeoises a voulu organiser une rencontre entre les consommateurs et les producteurs des produits bio vendus dans le cadre de ce mouvement en faveur de l'agriculture paysanne.

Avec Martin Reutenauer de la ferme Malplaquet (fromages), Remi Picot qui élève des agneaux en bio-dynamie ou Vincent Schotter maraîcher bio du jardin d'Agnès, les participants à cette journée à la ferme vont pouvoir discuter de l'opportunité et de l'utilité des AMAP. Car au-delà de l'aspect « bio » et du mieux-manger, le soutien à l'agriculture paysanne relève d'une logique bien plus large, recoupant « l'économie solidaire, la production locale et la sobriété énergétique avec un bilan carbone quasi nul,! souligne Manuel Santiago, animateur amapien. Il s'agit aussi d'une démarche citoyenne pour promouvoir un autre mode de consommation ».

Pour en discuter, rendez-vous est donc donné le dimanche 27 septembre à Malplaquet à partir de 11 h 30 autour d'un menu « hamburgers-frites » avec les produits de la ferme (aux participants d'amener boissons et salades). Au programme de l'après-midi, en plus de la discussion sur l'herbe, une visite de la ferme et un parcours botanique autour de l'exploitation.

Plus d'info sur www.lacarotte.info. Inscriptions (15 €, 5 € pour les membres) par courriel : contact@lacarotte.info ou au 06 48 79 54 18. Un déplacement est prévu en car au départ de Strasbourg (10 h sur le parking de la Laiterie, retour à 17 h 30). D'autres déplacements groupés peuvent être organisés en fonction des inscriptions.

© Dernières Nouvelles d'Alsace - 20.9.2009

dimanche 5 juillet 2009

qu'est-ce-que la carotte sociale et solidaire ?

Notre mode d’action est local face aux problèmes qui touchent l’ensemble de la planète

Être adhérent à “la carotte sociale et solidaire”, c’est participer à une prise de conscience que nos modes de vie occidentaux sont aujourd’hui trop gourmands en biomasse et participent fortement à la dégradation de notre environnement. Nos modes de consommation ne sont plus soutenables et c’est à nous, occidentaux, de réduire fortement notre empreinte écologique parce que ce sont surtout les peuples vivant dans des régions du monde où les impacts sont les plus dévastateurs qui en souffrent le plus.

Les effets sociaux, culturels et humains sont catastrophiques, détruisant des modes de production agricole locale, provoquant des vagues d’immigration et créant des tensions entre des peuples fortement contraints par les ressources naturelles qui vont en s’amenuisant. La terre productive ne cesse de se réduire. Hors, la garantie d’y avoir accès est essentielle pour des millions d’êtres humains qui vivent en milieu rural et tirent leur subsistance de l’agriculture, de l’élevage ou des ressources forestières.

C’est aussi participer à notre échelle à contenir le déséquilibre climatique, à lutter contre la réduction de la biodiversité et à soulager les ressources naturelles, dans un souci de justice et de solidarité entre les peuples de la planète.

Nous sommes conscients qu’un nombre croissant d’êtres humains n’ont pas accès à l’eau potable et à une nourriture saine et nutritive. Nous avons un devoir moral de ne pas accepter cet état du monde. Il est injuste, insupportable et nous nous devons de réaffirmer que ce sont là des droits fondamentaux.

Adhérer à une AMAP c’est d’abord un engagement solidaire, ensuite, une nécessité de bien s’alimenter

Les bénévoles de notre association animent deux AMAP à Strasbourg, l’une dans le quartier de la gare, l’autre à la Krutenau. On y trouve, en plus des légumes, de la viande d’agneau, du fromage, des fruits et des oeufs produits suivant les préceptes de l’agriculture “biologique” ou “bio-dynamique”. Nous voulons proposer une autre façon de consommer afin de remettre en question les modèles actuels de production, majoritairement motivés par l’accumulation du profit au détriment de l’environnement et de la santé.

Les premiers agriculteurs qui avaient le souci de leur environnement caractérisaient leur pratique de “naturelle”. Ce n’est que vers le début des années soixante-dix qu’apparurent les qualificatifs de “biologique” et “bio-dynamique”. C’est dans ce contexte de crises environnementales mondiales que des alternatives sont nées il y a une quinzaine d’année à New-York (Community Support Agriculture) et au Japon (Teikei). Sous la pression de collectifs de familles, des agriculteurs se sont organisés pour re-localiser leur distribution directement en développant une nouvelle façon de tisser du lien entre les agriculteurs et les habitants.

L’AMAP est une chance pour l’environnement en permettant la production de variétés oubliées et en n’utilisant pas les intrants chimiques, les pesticides ou les OGM. L’agriculteur qui travaille localement sous forme d’AMAP, en respectant la charte (cf. annexe), garantit un certains nombre de valeurs : sociale, environnementale et économique. Il propose à ses adhérents de découvrir et de goûter des variétés de légumes oubliés, de redécouvrir les légumes de saisons, on ne mange pas des tomates avant juillet. Ceux qui en veulent en mai devront s’inscrire en Espagne ou en Italie.

Les objectifs de l'association :

  • De regrouper des consommateurs conscients et désireux de s’impliquer dans l’économie sociale et solidaire
  • De soutenir selon des modalités diverses une agriculture paysanne de proximité socialement équitable et écologiquement saine
  • De mettre en relation les adhérents et les producteurs. L’association intervient dans l’organisation des relations entre les partenaires et la distribution des produits dans le cadre d’une gestion désintéressée
  • Elle ne participe pas à l’achat et la vente des denrées.
  • De (re)créer un lien social entre le monde urbain et le monde rural en mettant en place notamment des ateliers de jardinage sur la ferme
  • D’organiser des rencontres thématiques et des manifestations qui auront pour objet de valoriser les objectifs de l’association mentionnée ci-dessus

La ferme Maplaquet

im7.jpg

La Ferme de Malplaquet se trouve à 700 mètres d'altitude dans le massif Vosgien, en Alsace. Elle est isolée dans un lieu-dit du même nom. La ferme est une petite exploitation d'élevage et de transformation avec 4 exploitants agricoles et plusieurs ouvriers. Vaches, moutons, chèvres, chevaux, cochons, poules, oies, canards et chiens s'y côtoient. Aujourd'hui l'exploitation est certifiée AB

AMAP de la gare

où: 22 rue de la Broque, 67000 Strasbourg

quand: tous les lundis de 18h15 à 19h30

produits: légumes, fruits de saison, oeufs, certification AB, Jardin d'Agnes, Ittlenheim, contact Manuel Santiago santiago.manuel@gmail.com

produits: fromages chèvre, brebis, vache, certification AB, Ferme Maplaquet, Schirmeck, contact Stéphanie Thuillier, stephaniethuillier@wanadoo.fr

samedi 4 juillet 2009

AMAP de la Krutenau

lieu: 1, place des Orphelins, 67000 Strasbourg

quand : les mercredis de 18h à 19h30

produits: légumes, oeufs, Jardin d'Agnes certification AB, contact: Manuel Santiago, santiago.manuel@gmail.com

produits: pain, La ferme aux sept grains, certification AB, contact Luc Schoepffer, luc.schoepfer@wanadoo.fr

produits: agneau, Rémi Picot certification AB, contact Nathaly Gandouin, nathaly.gandouin@orange.fr

jeudi 2 juillet 2009

Le jardin d'Agnes

Vincent et Nolwen, producteurs de fruits et légumes “ bio”, développent leurs activités dans le cadre des A.M.A.P.

( Association pour le Maintien de lʼAgriculture Paysanne).

Le jardin d’Agnès est une petite exploitation du Kochersberg (Ittlenheim).
Deux personnes (Vincent Schotter, créateur du jardin et Nolwenn qui s’occupe du jardin, des marchés et du point de vente) travaillent sur les 5 hectares de légumes et les 300 poules pondeuses. Les productions du jardin sont les légumes, petits fruits et les œufs, le tout sous le label biologique AB.

Après un parcours professionnel de 20 ans dans le conventionnel, Vincent a éprouvé un sentiment de mal-être dans l'exercice d'un métier où l'homme impose à la nature ses choix, ses produits chimiques et sa rentabilité. C’est grâce a cette réflexion qu’il a fondé le jardin d’Agnès.

Légumes oubliés...

De nombreux légumes poussent dans le jardin dont un grand nombre de légumes « oubliés » comme
le rutabaga ; légume racine d'automne et d'hiver à la forme d'un gros navet couleur jaune qui s'utilise cru en trempette ou en salade, cuit, en purée ou dans les potages ;
le topinambour : tubercule rappelant le goût de l'artichaut. Petite boule noueuse et croustillante qui ressemble à une pomme de terre déformée. Le topinambour apparaît sur le marché à la fin de l'été jusqu'en février mars ;
le panais : Il se prépare comme la carotte. Il a une saveur douce et un petit goût de noisette. Il se sème en avril mai et se récolte en octobre ;
et le fameux potimarron : cucurbitacée de couleur rouge brique avec une chair jaune foncé au goût prononcé de châtaigne.

Au jardin d’Agnès, on retrouve des variétés de tomates différentes, des courges de toutes formes et couleurs ainsi que les traditionnels petits pois, fenouilles, poivrons et autres poireaux.

C'est donc le fruit de ce travail entre la terre et les personnes que l’on peut retrouver sur leurs marchés, au point de vente et surtout dans la libre cueillette où l’on vient découvrir ce plaisir du contact avec notre mère nourricière.

Pour nous, "les amapiens du secteur Strasbourg-gare" c'est au 22 rue de la Broque le lundi soir entre 18h30 et 19h30

Les poules pondeuses


L'élevage se compose d'environ 300 poules pondeuses de race "Isabrown". L'élevage en agriculture biologique repose sur de nombreuses exigences dont:
• Le choix des races bien adaptées aux conditions du milieu
• L'élevage en plein air
• Le logement des animaux
• Une alimentation essentiellement produite sur l'exploitation Parcours intérieur & extérieur :

  1. à l'intérieur, les poules disposent d’un logement spacieux. La surface par tête et les matériaux de construction employés garantissent le bien-être de l’animal.
  2. à l’extérieur, les poules bénéficient d’une prairie bien enherbée (sous le régime de l’agriculture biologique favorisant le développement de la flore).

Les poules reçoivent une alimentation composée d’au moins 90% d’ingrédients biologique, le reste étant des protéagineux biologiques comme le pois, les féveroles, le colza ou le soja auxquels s’ajoutent des minéraux.