FCO : Fièvre Catarrhale Ovine - Acte 1 - Réunion d'information
Par manuel le jeudi 25 mars 2010, 23:36 - la carotte en colère - Lien permanent

La Confédération Paysanne organisait une réunion d'information sur la FCO (Fièvre Catarrhale Ovine) mercredi 10 mars 2010 à la maison des associations à Strasbourg. Devant une salle comble, Rémy Picot, notre fournisseur d'agneau de l'AMAP (Association pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne), nous présentait la situation avant de donner la parole aux intervenants. Les éleveurs venus de toute la région, y compris du Territoire de Belfort, expliquaient les motifs qui les ont conduit à refuser la vaccination obligatoire.
La FCO est une maladie virale qui touche les ovins, bovins, caprins et plus largement la faune. Elle se propage par l'intermédiaire d'un moucheron piqueur (insecte vecteur du type culicoide), dont la taille est de l'ordre du millimètre. Cette maladie n'est pas transmissible par contact entre animaux et ne frappe pas l'humain. Les éleveurs ont souligné que la vaccination provoquait des effets secondaires (dérèglement fertilité, avortements, problèmes de lactation…). La vaccination ne serait efficace que pour une durée de six mois. A contrario, les animaux non vaccinés ayant été en contact avec le virus développent une immunité qui reste acquise à vie. Le taux de mortalité des bêtes non vaccinées et très faible (de l'ordre de 0,2 %) Les éleveurs gèrent parfaitement la situation, sans recourir à la vaccination obligatoire. Le coût induit par cette vaccination est estimé à 98 millions d'euros. 60 millions seraient à la charge de l'état français qui solliciterait l'union européenne pour le solde (merci aux généreux contribuables). La campagne de vaccination contre la grippe "A" a mis en évidence la connivence entre les lobbies pharmaceutiques et les pouvoirs publics. La vaccination obligatoire contre la FCO relève de la même logique, appuyée par certains vétérinaires. Un participant note que la chimie (médicaments, produits…) représenterait 80 % du chiffre d'affaires des vétérinaires. On a également appris le cumul de "casquettes" : certains responsables de la FDSEA (Fédération Départementale des Syndicats d'Exploitants Agricoles) occuperaient la fonction de président de GDS (Groupement de Défense Sanitaire). Les vaccins ont été distribués sans AMM (Autorisation de Mise sur le Marché). Ils ont été administrés sous couvert d'ATU (Autorisation Temporaire d'Utilisation). Les vaccins, comme ceux destinés aux humains, comportent des adjuvants (dérivés de mercure, d'aluminium…). On en retrouverait des traces dans le corps des animaux. Quelle garantie avons-nous de ne pas retrouver ces substances dans notre alimentation ? Un traitement complémentaire au vaccin consiste à s'attaquer à l'insecte piqueur à l'aide d'insecticides (Butox et autres…), par application sur le corps de l'animal. Des apiculteurs accusent ces produits chimiques d'être à l'origine des hécatombes d'abeilles. Il existe 25 sérotypes du virus de la FCO. Les vaccins sont spécifiques à chaque sérotype. La faune sauvage constitue une réserve pour le virus. L'objectif d'éradication avancé par les pouvoirs publics est donc totalement irréaliste. Les éleveurs connaissent et pratiquent des méthodes alternatives de prévention et de soins, notamment en utilisant des produits phytosanitaires ou homéopathiques. Au moins un groupement de vétérinaires préconise ces solutions. Il s'agit du GIE Zone Verte installé à 39600 Arbois. Lien : http://www.giezoneverte.com/dossier-special-fco.php Le premier à comparaître en Alsace, suite à un procès verbal dressé à son encontre, s'appelle André Durrmann. André, viticulteur qui pratique la culture biologique, a intégré des moutons dans ses vignes, dans un concept de production viticole naturelle. Il était convoqué au Tribunal d'Instance de Sélestat vendredi 19 mars 2010. Deux associations étaient présentes à cette réunion. Elles ont exprimé leur solidarité aux éleveurs. Il s'agit d' "Action Consommation" et des "Amis de la Confédération Paysanne". Il y avait aussi un éleveur représentant la Coordination Rurale. Liens : http://www.actionconsommation.org/publication/sommaire.php3 http://www.lesamisdelaconf.org/spip.php?rubrique1 http://cr67.over-blog.fr/pages/Presentation_de_la_CR-1026667.html La carotte Sociale et Solidaire était présente à cette soirée et exprime sa solidarité aux éleveurs au nom des AMAP (Association pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne). Rendez-vous a été pris pour le 19 mars à Sélestat, lors du premier procès en Alsace. Il y a eu au moins 74 procès verbaux en Alsace, 40 dans le Haut-Rhin et 34 dans le Bas-Rhin.
B. H. pour la Carotte Sociale et Solidaire